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La dépendance à l’alcool est une maladie,
la science le prouve.

Ramenons tout d’abord l’alcool à son juste statut :
La dépendance à l’alcool est une maladie, ce n’est pas une faiblesse humaine comme on l’entend trop souvent. Il s’agit véritablement d’une maladie aux multiples facteurs : neurochimiques, génétiques et de comportement individuel.

Présentation des différence entre une personne non dépendante à l'alcool et une personne dépendante à l'alcool au niveau du cerveau.

L’alcool est une petite molécule qui diffuse très facilement partout dans votre cerveau. En cas de consommation d’alcool importante et répétée, des perturbations apparaissent au niveau d’une zone cérébrale appelée « Système de la récompense ».

Vous trouverez sur ce site les facteurs expliquant la dépendance et quelques éléments simples prouvant son statut de maladie « comme il en existe tant d’autres ».

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Les témoignages.

Photo de Fabrice

Fabrice

“Ma plus grande satisfaction, c’est de renouer avec ma famille, les frères et soeurs”.

Photo d'Emmanuelle

Emmanuelle

“Le début de mon alcoolisation c’est quand j’étais adolescente. Je devais avoir environ
16 ans.”

Photo du Dr Batel

Dr Batel, addictologue

“On reconnaît qu’une consommation devient inadaptée quand on ne peut plus la planifier.”

Vraies et fausses idées sur la dépendance à l'alcool.

Vrai

Rompre le silence permet d’effacer le sentiment de honte que l’on peut éprouver

Cela est vrai à n’importe quelle étape de la prise en charge, qu’il s’agisse de la première consultation au cours de laquelle la relation avec l'alcool est évoquée, ou d’une consultation de suivi au cours de laquelle il va falloir évoquer ses difficultés, par exemple le fait d’avoir recommencé à boire de façon excessive (voir encadré) (11). Quelle que soit la situation, le médecin est là pour proposer une aide dénuée de tout jugement (11). Il est en outre tenu au secret professionnel, qu’il ne peut rompre qu’à la demande du patient (8).

Le saviez-vous ?

C’est parfois à l’occasion d’un problème de santé sans lien évident avec l’alcool, comme une irritabilité, une anxiété, des troubles du sommeil, une hypertension artérielle ou des troubles digestifs ou hépatiques, que le médecin ouvrira le dialogue sur la consommation d’alcool et un problème de dépendance éventuel (14).

Reprise de la consommation d’alcool : Je n’y arriverai donc jamais ?
  • Il est habituel que le parcours des patients dépendants à l’alcool ne soit pas linéaire et qu’il existe, au gré des contextes de vie, des moments d’amélioration ou, au contraire, des moments de reprise de la consommation (5).
  • La reprise ne doit pas être considérée comme un échec, même si l’on est parfois envahi par la déception, la honte ou la culpabilité (12, 13).
  • Elle constitue une étape qui peut rapprocher du succès, mais qui doit amener, pour se remobiliser, à rediscuter avec le médecin de ses motivations et du projet de soins (12, 13).

5. Société française d’alcoologie, Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, European Federation of Addiction Societies. Recommandations de bonne pratique. Mésusage de l’alcool : dépistage, diagnostic et traitement. Alcoologie et Addictologie 2015;37:5-84.
8. alcool-info-service.fr. Se faire aider. Le médecin généraliste. http://alcool-info- service.fr/alcool/aide-alcool/generaliste
11.alcool-info-service.fr. Ma consommation est-t-elle un problème ? Je bois, j’ai honte. http://alcool-info-service.fr/alcool-et-vous/consommation-alcool/dependance-alcool
12. Haute Autorité de santé. Outil d’aide au repérage précoce et intervention brève : alcool, cannabis, tabac chez l’adulte, décembre 2014
13. alcool-info-service.fr. Limiter ou arrêter ma consommation. J’ai recommencé à boire. http://alcool- info-service.fr/alcool-et-vous/arreter- consommation-alcool/lutte-reprise- consommation-alcool
14. Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. Alcool. Guide pratique pour le médecin, 2006.

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